Tristesse
Et nous voilà dans ce lieu où les mots, tous les mots, s’habillent de non-sens. On entend chuchoter des prières oubliées et on se tient debout, à peine, la tête penchée, comme des statues fatiguées et sans âme meurtries par le temps.
Et toutes nos larmes et tous nos regrets puérils et sans mémoire n’ont plus aucune raison d’être.
On aurait pu se dire des tendresses quelquefois au lieu de se plaindre qu’on manquait de temps.
Il me vient à l’esprit qu’on s’est aimé si peu souvent. Et que ces quelques perles de silence qui coulent sur mes joues ne changeront plus rien au fait que tu n’es plus là. Et que je n’entendrai plus jamais battre ton cœur.

8 février 2010 à 09:15
Je voudrais que quelqu’un un jour écrive des mots pareils pour moi
8 février 2010 à 13:13
Tes mots déposés sont beaux, Armando dans la tristesse…
8 février 2010 à 15:06
Armando
Ces mots traduisent une grande souffrance et une grande tristesse. Ils sont le reflet également d’un grand humanisme.
Pierre R.
8 février 2010 à 17:55
Et que je n’entendrai plus jamais battre ton cœur… dis-tu.
Et pourtant, tu l’entendras encore. Comme j’entends toujours parfois celui de Philippe, parti il y a presque dix ans, à l’âge de 34 ans. Bien trop tôt. Pour lui, pour ses enfants, pour ceux qui l’aimaient.
Oui, tu l’entendras encore.
8 février 2010 à 18:22
Je ne dis rien
En silence
Je lis tes mots
Azur
8 février 2010 à 18:42
Le poids des mots dans une situation pesante sont toujours les plus difficiles à trouver. Bravo la “plume”
8 février 2010 à 19:24
grave et beau …
regard sensible et pensée tendre
8 février 2010 à 19:37
Comme c’est délicat … il faut choisir ses mots après tant de tristesse . Ce sont toujours les “manqués” qui déferlent dans la douleur d’une perte. Tout ce que l’on aurait pu donner, tout ce que l’on aurait du faire, et se dire aussi … mais je suis d’accord avec Lali, même sans la présence physique de l’être aimé, son coeur bat encore, dans une image qui s’imprime sur nos coeurs, dans un sourire, dans un souvenir qui vibre, fort … Les mots n’apaisent pas toujours, les mots sont maladroits parfois, et je n’ai été que trop bavarde déjà . Aussi je dépose une bise, en silence, tendre et douce .
8 février 2010 à 21:56
Je ne dirai rien non plus, j’écoute avec mon coeur.
9 février 2010 à 08:00
Merci à tous de vos précieux mots.
Je voulais juste ajouter que ce petit texte je l’ai écrit, d’une foulée, lorsque que je suis allé rendre hommage a Isabel.
Je crois que quelquefois, seule la tristesse est capable de combler ce grand vide qui nous entoure le cœur et nous empêche de respirer.
9 février 2010 à 09:46
c’est vrai ce que tu dis Armando …
9 février 2010 à 11:58
Les êtres aimés disparus, nous habitent éternellement jusqu’à notre propre mort..
10 février 2010 à 23:04
Je n’ai pas pu écrire ces mots au moment ou il fallait les écrire. Je sais qu’un autre moment viendra, je sais qu’il me faudra. Plus tard.
12 février 2010 à 01:08
Amicale pensée.
14 février 2010 à 18:47
Ces mots font écho à ceux qui sont dans mon coeur.
Je vous remercie de les avoir écrits.
16 février 2010 à 16:40
La tristesse est un mur entre deux jardins………….. Nous en avons cultivé un si merveilleux avant que le mur ne nous sépare. Mais, elle est dans nos coeurs et je ne peux m’empêcher de penser qu’il bat et résonnera toujours au fond de nous.