Le Père-Lachaise
[Logo sur une image de Pierre Zanzucchi]
Me voilà… J’y suis. Enfin! J’oserais presque le dire.
Depuis des années que je me faisais la promesse de venir faire une flânerie au Père-Lachaise. Je dis bien : une flânerie. Que peut-on bien faire d’autre dans un lieu où le silence se fout du temps qui passe?…
Courir après les tombes de ces gens connus, qui ont fait ou défait l’histoire?… Pourquoi faire?… Pour leur adresser des pensées dont ils se foutent éperdument?… Moi pas. À cela je préfère flâner. Voire dresser les branches. Écouter chanter les oiseaux. Sourire à un ange immobile, figé dans la pierre. Rien qu’un détail. Juste un détail.
Puis me dire que tous les morts ont une histoire. Ceux dont on parle et tous les autres dont on ne connait rien, mais pour lesquels on peut deviner tant d’amour à en croire la tendresse de leurs tombes anonymes.
Je flâne dans ce lieu, comme une ombre perdue au milieu de cette foule d’ombres, avide de tombes remplies de cendres.
Et puis je flâne encore et soudain mon cœur s’émeut de l’image de cette dame habillée en rouge et noir (voir Un jour une photo).
Assise et perdue. Pleurant un être aimé qu’elle venait de perdre, au milieu des gens qui crient leur bonheur et leur joie d’avoir trouvé la tombe de Monsieur Untel, ignorant que le Père-Lachaise a des douleurs tellement humaines et tellement vivantes.


2 novembre 2009 à 06:03
Comme je vous envie. Il doit y avoir une impression extraordinaire entre les vivants et morts… Flâner est-ce le seul privilège des vivants ou les morts, une fois dans l’au-delà, ont également cette faculté de flâner auprès des vivants? Novembre est un mois pour s’inspirer de ces pensées crépusculaires.
Pierre R. Chantelois
2 novembre 2009 à 16:02
Oui, flâner… tout en appréciant le silence qui règne au Père-Lachaise et respectant ceux qui ont franchi le seuil de l’au-delà!
2 novembre 2009 à 17:49
Ce que j’aime ce lieu, pas pour les célébrités qu’il abrite, même si je suis allée plus d’une fois sur la tombe de Chopin, mais pour cette paix qu’il dégage…
(je sais, je sais, ne le dites pas, je suis étrange)
2 novembre 2009 à 20:34
D’accord avec Lali, mais je crois que tous les cimetierre dégagent cette impression de paix, et pour moi j’y ajouterais les églises vides.
2 novembre 2009 à 21:40
Je suivrai tes flâneries Armando mais je ne suis pas sûre de déposer des mots …
Je suivrai donc en silence, simplement
Merci pour la partage
6 novembre 2009 à 08:07
Je me pose 5 minutes car j’arrive tout droit du mercredi au Portugal
un peu de silence et de méditation fait du bien et puis j’irai déposer quelques fleurs pour ceux que j’aime : au petit Marcel dégustant sa madeleine, à Anna de Noailles perdue dans ses poèmes, à Jules Romain et aux hommes de bonne volonté
Merci à vous si vous arrosez les fleurs lors de votre passage