Light my fire

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Je me promène au hasard au Père-Lachaise et je m’arrête quelques instants là où un groupe de jeunes gens regardent d’un air contrit la tombe d’un des chanteurs les plus charismatiques de l’histoire du rock’n’roll, Jim Morrison, alors qu’à l’écart, appuyée sur une tombe, une bien trop jeune fille, pour l’avoir connu de son vivant, a les yeux rougis par les larmes.

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Je reste admiratif et perplexe devant ces émouvants et étranges hommages à celui qui se plaisait à raconter que lorsqu’il était enfant, sa famille avait renversé un Indien lors d’un voyage au Nouveau-Mexique, et que l’âme de celui-ci avait pris possession de son corps. Surréaliste et fou de littérature et de poésie, ce fils d’un haut militaire américain prétendait expliquer ainsi la source du démon qui le brûlait de l’intérieur.

Dans les années soixante, et après avoir coupé tout lien avec sa famille, il croise la route de Ray Manzarek et de Robby Krieger, avec qui il formera The Doors.

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Le nom du groupe viendrait d’un essai littéraire, The Doors of Perception, d’Aldous Huxley. Le titre choisi par Huxley viendrait, lui, d’une citation : If the doors of perception were cleansed everything would appear to man as it is, infinite.(Si les portes de la perception étaient nettoyées, toute chose apparaîtrait à l’homme tel qu’elle est, infinie) du recueil de poèmes de William Blake, The Marriage of Heaven and Hell (Le mariage du ciel et de l’enfer). Ce qui déjà donne une idée de l’état d’esprit et de la culture des membres du groupe.

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Faut dire qu’en 1967, alors que les Beatles s’amusaient avec I wanna hold your hand et que les Rolling Stones chantaient Let’s spend the nigth together, il est apparu une gueule d’ange nommée Jim Morrison, tout droit sorti d’un nightclub de Los Angeles, le Whisky A Go-Go pour mettre feu au cœur de toute une jeunesse avec Break on Through (to the other side), marquant ainsi le monde musical d’un style ‘noir’ et innovateur, et surtout érotique.

Au blues de Ray et au jazz de Robby et du batteur John Densmore venaient se mélanger l’écriture de Jim, inspirée par les textes de Nietzsche, Rimbaud, William Blake et autres, qui parlaient du désir et de la recherche d’une existence supérieure.

Dans ce premier album figurait aussi The end, la chanson scandale et tourmentée qui aurait été écrite dans un désert près de Los Angeles après qu’un Jim très délirant ait eu des visions de serpents, d’un bus bleu, d’un tueur masqué, etc., et où il disait vouloir tuer son père et faire l’amour avec sa mère. Le poids du scandale a été tel qu’on aurait interdit au groupe de se produire à Los Angeles.

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Cette chanson reprendra le chemin de tous les tourne-disques du monde entier en 1979, suite à la sortie du film culte de Francis Ford Coppola, Apocalypse Now, soit quelque huit ans après la disparition de Jim Morrison. À Paris. Le 3 juillet 1971. Dans des circonstances incertaines qui font aussi partie d’une légende, qu’on ne cessera jamais d’embellir, au fil des visites au Père-Lachaise.

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Et si pour ce dernier samedi d’octobre, je vous invitais à écouter Light my fire?…

 

You know that it would be untrue
You know that I would be a liar
If I was to say to you
Girl, we couldn’t get much higher

Come on baby, light my fire
Come on baby, light my fire
Try to set the night on fire

The time to hesitate is through
No time to wallow in the mire
Try now we can only lose
And our love become a funeral pyre

Come on baby, light my fire
Come on baby, light my fire
Try to set the night on fire

Yeah, the time to hesitate is through
No time to wallow in the mire
Try now we can only lose
And our love become a funeral pyre

Come on baby, light my fire
Come on baby, light my fire
Try to set the night on fire

Yeah You know that it would be untrue
You know that I would be a liar
If I was to say to you
Girl, we couldn’t get much higher

Come on baby, light my fire
Come on baby, light my fire
Try to set the night on fire
Try to set the night on fire
Try to set the night on fire
Try to set the night on fire

Allume Ma Flamme
Tu sais que ce ne serait pas vrai
Tu sais que je te mentirais
Si je devais te dire
Chérie, on ne pourrait pas aller plus haut

Allez, bébé, allume ma flamme
Allez, bébé, allume ma flamme
Tente de mettre le feu à la nuit

Le temps pour l’hésitation est passé
Pas le temps de se vautrer dans la boue
Essaie maintenant, on ne peut que perdre
Et que notre amour devienne un bûcher funèbre

Allez, bébé, allume ma flamme
Allez, bébé, allume ma flamme
Tente de mettre le feu à la nuit

Yeah, le temps pour l’hésitation est passé
Pas le temps de se vautrer dans la boue
Essaie maintenant, on ne peut que perdre
Et que notre amour devienne un bûcher funèbre

Allez, bébé, allume ma flamme
Allez, bébé, allume ma flamme
Tente de mettre le feu à la nuit

Tu sais que ce ne serait pas vrai
Tu sais que je te mentirais
Si je devais te dire
Chérie, on ne pourrait pas aller plus haut

Allez, bébé, allume ma flamme
Allez, bébé, allume ma flamme
Tente de mettre le feu à la nuit
Tente de mettre le feu à la nuit
Tente de mettre le feu à la nuit
Tente de mettre le feu à la nuit

 [Merci Univeround.ca pour le texte et la traduction ].

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The Doors – Guitar Site

4 commentaires pour “Light my fire”

  1. JC dit :

    Rassure-moi ce n’est pas Portes IV au moins ? lol
    Merci pour la chanson

  2. Lali dit :

    C’est au Père-Lachaise que j’ai découvert Jim Morrison en 1981. Avant, je ne savais rien de lui, nada, trop baignée que j’étais par la chanson francophone et par la musique classique…
    Je vois encore tous ces jeunes et moins jeunes assis là avec bouteilles de bière et joints qui méditaient sur sa tombe…

  3. dourvac'h dit :

    Emouvant hommage aux Doors et à Jim Morrison… qu’est-ce que je me suis instruit !!! J’aime beaucoup le personnage du William Blake plutôt égaré (campé par Johnny Depp, étonnamment sobre) dans le génial et poétique film de Jim Jarmush, “Dead Man”… Le jeune fille qui pleure à l’écart, le superbe pochoir en bleu du chanteur… Oui, je “Tente(rai bien) de mettre le feu à la nuit”… Merci, cher Armando, de ton passge chez Nous, qui m’a fait bien plaisir… Vive Amitié à toi !

  4. sylvie dit :

    Merci Armando pour ce bel article. Je ne l’ai pas connu de son vivant, mais j’ai travaillé pour la maison de disques qui distribuait ses albums, et ce fut une très belle découverte pour moi. Et de bons souvenirs aujourd’hui, que tu fais revivre.

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