Sur une toile de Rita Kohel
Ce texte a été écrit par Armando Ribeiro, et a été publié, une première fois, dans le jardin de Lali, dans “En vos mots”, le 28 mars 2009, où vous pouvez trouver d’autres textes qui vous donneront chacun leur regard sur des toiles.
Une affiche de Paris au mur, des barreaux aux fenêtres, une lectrice qui ne sourit pas. Telle se présente l’illustration de Rita Kohel, née à Bogota et vivant à Hambourg, qui s’offre à vous pour que vous la racontiez en vos mots, comme vous le faites dimanche après dimanche, avec humour ou sagesse, en vers ou en prose.
La suite est à vous! Une suite que nous lirons dimanche prochain et pas avant. D’ici là, bonne semaine et bon dimanche à tous!
Le souvenir fugace d’un matin sur la plage
Des bateaux qui s’envolent au bout de l’horizon
Une envie d’être ailleurs quelque part en voyage
Une envie de tes lèvres et de porter ton nom
J’ai connu des amours aux creux de mes nuits
Des matins charnels en rêvant de caresses
J’ai apaisé des hommes, satisfait leurs envies
Si un jour on m’avait dit qu’il y aurait la tendresse
Pourquoi si tard, pourquoi tellement loin
La brûlure d’un baiser peut tatouer un cœur
Comme une absence qui chaque matin
Nous rappelle qu’il y a eu un moment de bonheur
Les nuages s’en iront comme des fumées au vent
Et puis après l’hiver le printemps sera là
Et j’attendrai et à chaque rêve je l’attends
Le sable au moins sait que la mer reviendra

26 novembre 2009 à 12:43
C’est toujours un grand moment de lire tes très beaux poèmes!
Merci, Armando!
26 novembre 2009 à 19:52
Étonnant ce qu’une toile peut raconter!
27 novembre 2009 à 09:14
Souvenirs et espoir….
“Comme une absence qui chaque matin
Nous rappelle qu’il y a eu un moment de bonheur”
Les nuages s’en iront comme des fumées au vent
Et puis après l’hiver le printemps sera là
Un poème superbe qui me parle tant !!
27 novembre 2009 à 12:27
“la brûlure d’un baiser peut tatouer un coeur”, j’aime cette image du tatouage pour traduire un amour qui ne s’effacera jamais dans le coeur..et qui vit de souvenirs ardents
“le sable au moins sait que la mer reviendra”, une image très poétique pour dire l’espoir…et qui ponctue si joliment ce poème d’amour-tendresse.
Merci, Armando pour cet instant de douceur.
27 novembre 2009 à 22:54
TRès beau poème. Merci.