Madona, Dalida
Samedi 6 février 2010Tous ceux qui ont suivi l’évolution du microsillon se souviendront qu’au milieu des années 50, les disques vinyles renvoient, enfin, aux étagères de l’histoire le vieux 78 tours d’Émile Berliner.
En France, un certain Eddie Barclay, musicien de son état, a flairé la bonne affaire plus vite que tous les autres et importe le procédé qui, pendant 30 bonnes années, va apprivoiser, d’abord en mono, puis en stéréo, les plus beaux et plus prestigieux enregistrements musicaux.
En 1954, au Portugal, Henri Vernueil tourne Les amants du Tage, d’après un roman de Joseph Kessel, et la chanson du film, Barco Negro, sera immortalisée en 45 tours par la grandissime Amália Rodrigues, alors qu’au Caire, Pietro Gigliotti, premier violon à l’opéra du Caire, pose un regard ému et fier aur sa fille Yolanda, devenue Miss Égypte, qui rêve de devenir chanteuse.
Ce sera par un heureux hasard qu’un soir, le chemin de Bruno Coquatrix, toujours à la recherche de nouveaux talents, croisera celui de la jeune et ambitieuse Yolanda à qui il conseille de participer à un concours de chanteurs amateurs organisé à l’Olympia en 1956.
Eddie Barclay, l’empereur du microsillon, présent, sera subjugué par la voix de la belle Égyptienne, et lui proposera d’enregistrer son tout premier 45 tours.
Ce sera l’adaptation d’une chanson qui a fait un triomphe dans la voix d’Amália, Barco Negro (interprétation de Mariza), qui, en français portera le nom de Madona et fera découvrir au monde et aux générations futures la voix de celle que l’écrivain Alfred Machard baptisera du nom de scène de Dalida.
Vierge de la mer, toi qui me tends les bras
Sainte au voile d’or je crois encore en toi
Toi la vierge noire aux mains gantées de lumière
Dis-moi que la mer sera clémente pour moi
Les femmes du port qui guettent le ciel lourd
Les femmes aux voiles noirs, aux ailes de vautours
Ont vu au ciel des morts passer sa barque frivole
Dis-moi que les femmes du port sont des folles
Madona, Madona
Ramène dans le port
La voile blanche de mes amours
Réveille dans mon cœur
La foi brûlante des beaux jours
Ramène dans le port
La voile blanche de mes amours
Réveille dans mon cœur
La foi brûlante des beaux jours
Ne me dites pas
Qu’il est trop loin pour m’entendre
Je vois son visage quand je ferme les yeux
Vierge de la mer, prends garde à mon chagrin
Si l’orage est plus fort que ton regard divin
Au village on dira que tu n’es pas notre Mère
Que tu n’es que statue de bois sans mystère
Madona, pardonne
Ramène dans le port
La voile blanche de mes amours
Réveille dans mon cœur
La foi brûlante des beaux jours
Ramène dans le port
La voile blanche de mes amours
Réveille dans mon cœur
La foi brûlante des beaux jours
Vers toi notre prière monte





![carol welsman - language of love (2003) front[1]](http://dubleudansmesnuages.com/wp-content/uploads/2010/02/carol-welsman-language-of-love-2003-front1.jpg)



