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Sur le fil d'or de mes silences, je retrouve l'équilibre
Ma semaine en chansons, 4 avril 2009
4 avril 2009, dubleudansmesnuages @ 00:04

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[Photo : Armando Ribeiro]

 

Nous sommes déjà au mois du poisson, des tulipes et des œillets d’avril sans vraiment nous en être rendu compte. Enfin je parle pour moi. À vrai dire, en ce qui vous concerne, je ne sais rien du tout.
Le temps passe tellement vite que même les plus lents, les plus cons et les plus fainéants d’entre nous finissent par vieillir, tout comme nous.  Ça rassure.  Enfin je parle pour moi.  À vrai dire, en ce qui vous concerne, je ne sais rien du tout.
On s’en va le matin au boulot voir des tronches qui penchent dans le métro, des fonctionnaires malheureux qui se refusent à vous saluer dans l’ascenseur, même si c’est gratuit, à vous donner envie de les saluer à voix haute et surtout de leur souhaiter une excellente journée. Ils vont en avoir bien besoin.  N’est-ce pas?… Enfin, je parle pour moi. À vrai dire, en ce qui vous concerne, je ne sais rien du tout.
On écoute de la musique, on savoure de sons nouveaux, on découvre une nouvelle chanteuse, on s’attarde quelques heures sur le dernier album de chose machin truc et puis, sans même qu’on s’en rende compte, l’album et le chanteur ont déjà rejoint le rayon oubliettes.  La société de consommation est ainsi faite, je crois.  Enfin je parle pour moi.  À vrai dire, en ce qui vous concerne, je ne sais rien du tout.
On écrit quelques mots au hasard d’un sourire.  Des mots rieurs, même pas moqueurs, parce que l’humour d’un instant, parce qu’un blog est aussi fait des mots qu’on écrit, juste comme ça.  Et puis des mots qu’on lit, sans forcément se pencher maladivement, comme un savant chercheur, sur chaque mot, chaque syllabe, chaque paragraphe, chaque virgule, pour pouvoir crier: « Ah, ah… vous voyez LÀ!!!… Je sais qu’il parle de moi!… ».  Enfin je parle pour moi.  À vrai dire, en ce qui vous concerne, je ne sais rien du tout.
Heureusement qu’à la fin du jour on rentre chez soi, au calme, on respire un peu de silence, on se laisse aller dans les lignes d’un livre au son de la musique.  Suave….Et on est heureux… Enfin, je parle pour moi…

 

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Chrisette Michele, 2007 – I Am

Je n’en crois pas mes auditives. Moi qui ai toujours fait des crises d’urticaire avec le arre-and-bee, je me retrouve à hocher la tête heureux, au rythme de la voix mielleuse [liaison parfaite avec le ‘bee’ de l’arre-and, n’est-ce pas?… (pour ceux qui suivent)] et céleste de la jolie Chrisette Michele. La fille d’ailleurs se refuse à n’être que belle puisqu’elle elle est la co-auteure des textes.

Et même si j’apprécie certains morceaux plus que d’autres (ma préférence va pour Best of me, que je m’offre trois ou quatre fois d’affilée), je peux vous dire que, pour la première fois, j’ai écouté un album R&B de bout en bout, sans dire un seul gros mot. Ça s’arrose. Avec du Porto, si vous voulez bien.  _-ar-music.jpg

 

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Bill Callahan, 2009 – Sometimes I wish we were an eagle

Dès les premiers accords, me voilà, les yeux plongés dans la pochette de l’album, parti dans les grands espaces, ceux où l’homme n’est plus qu’une parcelle indissociable d’une nature qui se renouvelle à chaque printemps.

Ce bijou musical est un chant magique et singulier aux parfums sauvages, avec quelques envols de violons et guitares et la maîtrise parfaite de la voix de Bill Callaham, dans une diversité harmonieuse de sons.

Voilà un album que je suggère sans hésitations. Mais seulement à ceux qui veulent.  Je ne force personne…  _-ar-music.jpg

 

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Lisa Shaw, 2009 – Free

Dans une de ces multiples rubriques musicales des magazines j’avais lu que « Free est un sublime album de soul interprété par Lisa Shaw qui a un don divin ». Et c’est sans doute vrai.

J’ai même lu qu’on la comparait à Sade. Et ça doit être vrai aussi.

Vous savez, parfois il vaut mieux se dire qu’en effet les goûts et les couleurs… Quoi que… si vous êtes cuisinier ou peintre… ou les deux.  Puisqu’il y a des peintres qui font la cuisine. Et puis, il y a des cuisiniers qui laissent la cuisine dans un tel état qu’on dirait une peinture. Je vous rassure tout de suite, je ne suis pas peintre.

Je trouve qu’il y a un décalage entre ce que j’ai lu et ce que j’ai entendu. J’ai l’impression qu’on ne parle pas du même album. Faut que je retourne au magasin réclamer. Je sens déjà qu’ils vont me dire que j’ai pris un coup de vieux… _-ar-music.jpg

 

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Antje Duvekot, 2009 – The Near Demise Of The High Wire Dancer

Faut vous dire que la gamine en est à son cinquième album d’une carrière qui a commencé en 2002 et que tous ceux qui ont jeté aux orties son Big Dream Boulevard sorti en 2006, vont pouvoir se réconcilier avec cette la belle, auteure, compositrice et interprète allemande (oui, oui) et qui en prime joue de la guitare au pays d’Obama (ça fait bien vu de citer monsieur le président), où elle s’est installée.

À l’heure où certaines productions musicales ressemblent à un tas de brol (c’est du belge et j’adore), voilà un album qui nous donne des ailes et l’envie de nager dans le ciel. Bleu, bien évidemment.

Tout est bon. On a même envie de mordiller la pochette. _-ar-music.jpg

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Paolo Conte, 2008 – Psiche

Voilà une voix comme je les aime. Si je vous caresse les écouteuses avec la Bella Di Giorno, je suis certain que vous allez ramollir, comme une croquette qu’on plonge dans le café chaud.

Plus de septante ans (eh, eh… oui, oui, je sais que ça énerve…) au compteur et toujours cette voix de baryton mélancolique, nonchalante et désabusée baignée par la volupté des sons habillés aux couleurs de la nuit.

Un ensemble de belles ballades pour voix et piano aux ambiances jazz qui sentent la fumée, le verre de scotch posé sur le piano et le mystère des histoires poétiques comme seul Paolo sait les raconter depuis plus de… voyons voir…

Un album plein de finesse, murmures et silences… Et soudain, on se remet à croire que le silence est vraiment le meilleur ami de la musique. _-ar-music.jpg

 


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