Archive pour la catégorie ‘LE REGARD DU LUNDI’

Une nuit à Séville…

Lundi 23 août 2010

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[Logo sur une image de Pierre Zanzucchi]

Une nuit à Séville. Je me promène en écoutant à peine les mots remplis d’alcool qu’on entend au passage des tavernes ouvertes sur la rue. La chaleur est épaisse. Des filles brûlantes de désir se promènent comme des déesses égarées, à la recherche de frissons littéraires, en rêvant qu”Hemingway vienne encore embellir les pages blanches de leur vie.

Je me dis que rien ne ressemble plus à la liberté que mes pas sans destin que seuls quelques réverbères que le jour rendra anonymes caressent de leur lumière. Belles de nuit.  Esclaves de leur silence et de leur beauté, je les dévisage. Et je leur offre ma solitude et mes pensées intimes.

[Photos et mots : Armando Ribeiro]

Le vendredi 13

Lundi 16 août 2010

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[Logo sur une image de Pierre Zanzucchi]

Voilà qu’on nous a encore fait frissonner les écouteuses avec  ce fameux vendredi 13 qui fait l’affaire de tant et tant des gens. Et l’espoir de milliers d’autres.
Il fallait les voir, en file indienne, devant les kiosques à journaux, dépenser leurs maigres sous dans l’espoir de gagner des millions, parce que toute la sainte journée à la télé, dans les journaux, dans les croyances populaires on n’arrête pas de souspicionner (quoi?… j’aime bien le mot. Ce n’est ni du français ni du portugais, mais bel et bien de l’armandonais monsieur… et puis vous avez compris, alors…) que le vendredi treize porte bonheur.  Et par bonheur les gens pensent chance.  Et chance veut dire fric, pognon, oseille… [pour d'autres jargons, adressez-vous a JC. Merci!]

Donc nous en sommes bien réduits à ça. Tout le monde s’accorde pour dire que l’argent ne fait pas le bonheur et au premier vendredi 13 venu…

Moi je veux bien le croire. Mais il porte chance à qui?…. Nous sommes quelques milliards sur terre. Dites-moi à qui ça a porté chance le vendredi 13?… Une chance qu’un autre jour quelconque de la semaine n’ait pas déjà apportée?… Et par opposition il a apporté du malheur à combien cette merdouille de vendredi 13?… Combien de guerres ne se sont pas arrêtées? Combien d’entreprises n’ont pas envoyé de gens au chômage? Combien de gens désemparés n’ont pas vu partir l’être qu’ils aimaient?…  puisque c’était un vendredi 13…

Ah, on fait moins le fier maintenant.

Je hais l’idée du bonheur du vendredi 13. Je ne comprends pas pourquoi depuis plus de 50 ans on m’emmerde chaque année avec “le vendredi 13″ , alors que pour moi c’est encore un de ces jours qui ne servent à rien d’autre qu’à faire naitre des croyances.

Une espèce de jour où on solde l’espoir… pour gagner du fric.

Moi aux fébriles et rares vendredi 13 je préfère, et de loin, le calme du lundi 16, tout aussi rare et beaucoup moins fébrile.

Et franchement… Dites-moi. On n’est pas bien là?… assis devant notre ordi, à lire le bleu?… sourire au coin des lèvres?…

Quand je vous dis que le bonheur ne tient pas à grand-chose….

 

La lune reste fidèle

Lundi 9 août 2010

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[Logo sur une image de Pierre Zanzucchi]

 

 

Je ne m’attarderai plus devant ces portes claquées au visage. Encore moins devant celles qu’on ferme doucement, la nuit, sans un mot, parce… Sans nulle autre raison que celle-là.
Ou alors parce qu’on a cru… ou bien qu’on a pensé… ou encore, qu’on s’est dit que… et puis tant d’autres raisons qui font, ensuite, que chaque état d’âme est à lui seul suffisant pour dissiper les blessures de l’autre.  Malgré nous. Puisque tout se pardonne.

Mon regard se porte désormais sur le temps qui passe et sur ce qu’il me reste encore de gens à croiser, à sourire, à aimer. Ce monde inconnu qui s’appelle demain et qu’on écrit,  d’une écriture fragile, avec le sang de nos mots. Certains que rien ne s’efface. Les pages du cahier de notre existence sont indéchirables. Quoi qu’on en dise.

Je ne m’attarderai plus dans ces heures glauques où nos gestes et nos mots glissent, comme une eau boueuse, dans le caniveau de la bêtise.

Je tiens trop au silence de la lune. Elle est si fidèle à ma solitude…

 

[Photo et mots: Armando Ribeiro]

 

Instant

Lundi 26 juillet 2010

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[Logo sur une image de Pierre Zanzucchi]

Le regard posé sur l’horizon
Là où la ligne de la mer semble endormie
Et se confond avec un ciel immobile et orange
Comme un fruit juteux et sucré
Qui dans la douceur de cet instant
Brûle mes lèvres et mon cœur
Jusqu’à l’épuisement de mes rêves.

 

[Photo et mots: Armando Ribeiro]