
Nous voilà dans le nouveau millénaire… Arrivés à l’année deux – zéro – zéro – zéro…
Tranquille, ce premier Eurovision Song Contest du millénaire. Le 13 mai, à Stockolm, avec un vieux règlement poussiéreux de quatre ou cinq ans (un scandale), on s’apprête à monter quelques marches de plus dans le bonheur de la médiocrité.
Une réussite. Pour le carnaval, ce n’est plus à Rio qu’il faut y aller pour le fêter, mais… Oups, je n’ai rien dit.

Les vainqueurs, ce seront les Olsen Brothers, pour le Danemark avec Fly on the wings of love tandis que la France et la Belgique se trouvent aux deux dernières places, avec Sofia Mestari et On aura le ciel et Nathalie Sorce et Envie de vivre. Pourtant, leurs chansons ne sont pas si mauvaise que ça… Le Portugal n’a pas été retenu, et l’Europe s’est vue ainsi privée de Liana et Sonhos mágicos. Quel dommage!… Puis, la chanson de la Russie Wadde Hadde Dudde Da?… et ces quatre ridicules copies des Spice ggirls qui ont representé la Macédoine avec 100% Te Ljubam…
Bof, on s’en fout… On est là pour s’amuser…

Pour rien au monde, je ne peux passer à côté du 12 mai 2001. Ça se passe à Copenhague, Danemark, au Parken Stadium.
Je crois que le traumatisme devient tellement grand que la France doit recourir aux chanteuses canadiennes pour la représenter. A moins qu’il n’y ait plus de chanteuses en France. C’est possible, quand on y pense… Alors, Natasha Saint-Pier chante Je n’ai que mon âme et obtient une quatrième place… [Âme, laisse-nous tranquilles maintenant, et repars au Canada]… Le Portugal obtient une 17ième place avec Eu só sei ser feliz assim interprété par le duo MTM… Mais c’est quoi, ça?… Ça alors…
Oh! j’allais presque oublier de vous dire que c’est l’Estonie, avec Everybody, chanté par Tanel Padar, Dave Benton & 2 XL que… si, si… Le premier qui rigole, je le mets dehors…

25 mai 2002. Tamlinn, Estonie. Toujours pas de nouveau règlement en vue. Donc, ça se confirme : il s’agit bien d’un tas de fainéants… On peut y aller.
Je vais pas faire durer le suspense. La gagnante est la Lettonie avec I wanna grâce à la voix de Maria N (pour les intimes sans doute). Et puis, pour le reste, Sandrine pour la France nous dit qu’il faut du temps et, si je ne dis pas un mot de la Suisse, Denise “aura ma peau”, alors je vais mentionner Francine Jordi et Dans le jardin de mon âme.
Bonne nouvelle. Nous sommes privés de la chanson portugaise. Il n’y a rien eu… Faut croire qu’ils ont fait relâche… Merci pour les écouteuses, les gars.
Mauvaise nouvelle. La Belgique s’est fait représenter par le magnifique Sergio & The Ladies, avec Sister. Somptueux!


Un an après, jour pour jour, le 23 mai 2003, on se retrouve à Riga, Lettonie, et là nous trouvons notre amie Maria N qui trouve un job d’intérim comme présentatrice…
Et voilà que le titre va à la Turquie avec Everyway that I can et la voix de Sertab Erener, alors que tout le monde s’attendait à ce que la victoire aille tout droit au célèbre duo t.A.T.u. avec Не верь, не бойся, не проси (Ne crois pas, n’ai pas peur, ne demande pas), qui ont été juste lamentables (et je suis poli) ou bien à la Belgique avec Urban Trad et Sanomi (chanté dans une langue imaginaire, comme d’ailleurs doit être l’anglais pour la plupart des gens, en Turquie, par exemple). À mon avis, la Belgique méritait largement de rentrer gagnante.
Puis, que vous dire de plus?… Que la France a été représentée par Louisa Baileche et Monts et merveilles [non je ne le repéterai pas] et que le Portugal a obtenu la 22ième place avec Rita Guerra et Deixa-me sonhar (só mais uma vez), une chanson en portugais qui intègre un peu d’anglais ici et là… Why not?… Et puis, une dernière pour la route : le Royaume-Uni avec Cry baby dans la voix de Jemini n’a pas obtenu de points. C’est pas gentil, ça…

L’Eurovision song contest se retourve donc le 15 mai 2004, à Istanbul, Turquie. Après un règlement qui a de nouveau changé et qui prévoit une demi-finale qui permet aux dix premiers de prendre part à la finale, on se retrouve tout de même avec 24 finalistes, dont l’Autriche (qui chante en allemand), la France (qui chante en français et en espagnol), l’Espagne (qui chante en espagnol), la Serbie et Monténégro (qui chantent en serbe) qui se moquent, sans raison, de la langue du fils de la Reine Elizabeth.

Le pays vainqueur est l’Ukraine, avec Wild dances interprété par Ruslana en anglais et en ukrainien. Hum! Quel délice.
Cette année, l’événement est sur l’influence des stars choses et machins… Donc, les chansons… Rien à noter… sauf Jonathan Cerrada pour la France… À chaque pas, c’était le titre de la chanson. Passionnant. Puis, encore une année qu’ils n’ont pas laissé jouer le Portugal. La chanson s’appelait Foi magia et la chanteuse Sofia Victória sortait tout droit d’un de ces programmes où il fait bon croire que tout le monde deviendra une vedette de la chanson.
2005, je prends encore un coup de vieux grave… Je découvre que le public peut voter par téléphone. Ce qui est vendu comme une participation active dans le choix du vainqueur n’est autre qu’une grosse entrée d’argent. Il y a toujours des crétins qui téléphonent. Et puis, il n’y a pas de petits profits.

Décidément, qui n’est pas à l’heure des stars choses et tutti quanti est bon pour rester sur le bord de la route. Nous sommes à Kiev, Ukraine, le 21 mai 2005 et la chanson gagnante est My number one, interprétée par Élena Papariozou, pour le grand bonheur de la Grèce. La France se fait représenter par un certain Ortal avec Chacun pense à soi… (Et ça a passé quand, pour que je ne m’en suis pas rendu compte?) Et comme il y a un Dieu pour les chansons aussi, vous avez echappé à ça [Portugal, Groupe 2B, chanson : Amar]… Ah bon?…

J’ai toujours rêvé d’aller à Athènes et ce sera chose faite le 20 mai 2006. Avec le triomphe de Hard Rock Hallelujah, chanté par Lordi, pour la Finlande, le Concours Eurovision de la Chanson atteint le sommet du mauvais gout. Du ridicule. On arrive à l’amalgame de la musique avec le cirque. Bon appétit.
L’Espagne envoie quatre rigolottes de bazar, Las Ketchup, chanter Un Blodymary, la France chante Il était temps grâce à la voix de Virginie Pouchain, et l’Arménie participe à son premier concours avec André et Without your love, une chanson entièrement en anglais, avec une mise en scène comme on les adore.
Le Portugal à envoyé Non Stop avec Coisas de nada, qui a décidé de s’illustrer en chantant le refrain dans la langue du Sheik Expire… Ah depuis qu’on est certains que le ridicule ne tue personne, on est capable de toutes les audaces…

Je m’installe lourdement dans mon fauteuil pour une liaison directe à Hensinki, Finlande, ce 12 mai 2007.
Un coup d’oeil au programme et je vois que l’Arménie a décidé de mettre un peu d’arménien dans son anglais. D’ailleurs, ça doit être l’année des cocktails puisque l’Ukraine se présente avec un mélange d’allemand-anglais-ukranien, que la Turquie a opté pour un mélange turc-anglais, la Grèce pour une mélange national de grec-anglais, la Géorgie de l’anglais-géorgien, l’Epagne de l’espagnol-anglais, la France du français-anglais-franglais… La Roumanie ne se laisse pas impressionner et nous a concocté une chanson où elle mélange l’anglais, l’italien, l’espagnol, le russe, le français et le roumain… Tout ça sans alcool, bien évidemment…

Ah qu’ils se sont bien amusés les candidats français, les Fatals Picards avec L’amour à la française… ainsi que le candidat de l’Ukraine, Verka Serduchka, qui a obtenu la deuxième place avec Danzing Lasha Tumbai.
La candidate portugaise, une certaine Sabrina (non pas celle-là, une autre) chante Dança comigo (Vem ser feliz) et ne franchit pas le cap des semi-finales. Dommage. Oh, que c’est dommage!…
Et puis, j’étais heureux. La Serbie remportait le titre avec Molitva grâce à la voix de Marija Šerifović. Et vous savez quoi?… Juste pour vous enquiquiner, elle a chanté en serbe.

Allez, ne boudez pas. Je vous mets ici la traduction, en anglais, bien évidemment. Dites merci à Vedran Dronjic, c’est lui qui a fait la traduction.
Prayer
I can’t close my eyes
The empty bed chases sleep away
And my life is melting away
And it’s disappearing quickly, in a split second
It seems I’m losing my mind
As I don’t even notice reality
I still love you
I still trust you blindly
Like crazy, I don’t know where to go
I’m afraid of a new love
And the days are like open wounds
I don’t count them anymore
Prayer, like ardour on my lips
Prayer, just your name, instead of words
Heaven knows, just as I do
How many times I’ve repeated this
Heaven knows, just as I do
That your name is my only prayer
But I can’t lie to God
As long as I pray
And I’d be lying if I said
That I don’t love you
Prayer, like ardour on my lips
Prayer, just your name, instead of words
Heaven knows, just as I do
How many times I’ve repeated this
Heaven knows, just as I do
That your name is my prayer
(Prayer, prayer)
And heaven knows, just as I do
How many times I’ve repeated this
Heaven knows, just as I do
That your name is my only prayer
That your name is my prayer
Alors… À ce soir?…

Il était une fois l’Eurovision – les années 90
Il était une fois l’Eurovision – les années 80
Il était une fois l’Eurovision – les années 70
Il était une fois l’Eurovision – les années 60
Il était une fois l’Eurovision – les années 50