Archive pour la catégorie ‘INSTANTS DE LECTURE’

Ah la belle toile, 8 août 2010

Dimanche 8 août 2010

J’ouvre ma semaine par la disparition de Bobby Hee, le créateur de Sunny (Déblogue). Merci JC!

Si, comme moi, vous êtes d’accord en relier un appel (signez la pétition) Aidez-nous a libérer Sakineh;  et pour être plus éclairé : ELLE – Quand rien faire serait condamnable (Gicerilla, ou le petit théâtre de la vie);  Appel international: il faut sauver Sakineh Mohammadi Ashtiani (BHL).

La nonchalance des mes voyages prend son cours avec Suzy… le retour… (Mirmi2 – Maman de Suzy); Une vieille chanson française / An old french song (Chronicles from the store); Pintura collage emotiones – 7 (Art pintura collage); Mimétisme (Source de la Vie); 1868-André Honnorat-1950 (De l’aurore au crépuscule): Manée de Font-Sarade, découvert chez Thé au Jasmin, merci Kenza!;  Du bleu Chagall à Sarrebourg, signé Blogsth, Vous avez dit prunus?, signé Lanourse, À la plage, signé Denise (Lali); Instants choisis (Cœur de framboise); Daisy (Light impressions); Blogonzeureux!, des tranches de vie de Pol Dodu en forme de rondelles discographiques; Fleurs de nuit / Flores de noche (Espaces, instants); Maria Rodriguez (Yunta Brava) (Nuages de photos), rappelez-vous Les musiciens des rues, avec une musique d’Yunta Brava à écouter; J’aime chez vous en juillet (Lautreje); Tendre la main… (double je), suivi de Prendre un enfant par la main (Nuages de photos); Une envie de bonne heure par Christiane, découverte chez Lali, merci!; Une porte (Textes & prétextes); Musique (Longhair) du dimanche (Le blog à Jef);  Retratos a carvão par António Santos;   Planète Jazz, standards de jazz interprétés à la clarinette; Lectures du soir – Delphin Enjotras (Thé au jasmin) un billet qui doit beaucoup plaire à Lali; Amália (Alccols); A l’angle de nos pas (Ligne d’Ys); Globe trotteuses 2 (Emballage-Art); Mon jardin... (Les carnets de Mathilde); Je fouille, tu fouilles, ils fouillent (Voyageuse Comtoise) et je termine par Tokandar no Stok Kangi, les aventures de Jorge, un alpiniste portugais qui s’attaque à l’ascension du Stok Kangri.

Puis, dans la série “ils ont lu le bleu”, Lux Obscura – Babel – Hughes de Courson (Artdz.info, Portail des Arts et des Artistes Algériens); Aguas de Março, le temps d’une chanson (Bossa Nova Brasil): Portuguese female fighters (Female Single Combat Club).

Chez Olivier (Bloguer ou ne pas bloguer): Couleurs marines (Fenêtres sur rêves); En attendant le soleil, des petites fleurs (Bienvenue à Loubéjac); Anita Ellis, la voix de Rita Hayworth (pour ceux que l’ont loupé); Mai Hagiwara (Oxymoron fractal); Essai (Brelock et Fari Bol); Une lectrice (Pour l’amour de la photo); Premières photos depuis 2 mois (Legweak); Les dates des évènements (journées mondiales & Co) à retenir (Mes petites écolomies / elféebulations); Lettre d’un Belge de France à Nicolas Sarkozy (Je suis belge mais je me soigne); D’un collier de toujours (Déblogue); Escapade dans un pays rigolo (Lautreje); Irrésistibles (Pour l’amour de la photo);  Je reviendrai… mes ami(e)s (A mi-chemin, en pause);  L’amoureuse, Paul Eluard (Thé au jasmin) et Nouveau coup de foudre pour Stacey Kent (Lali).

Je ne voudrais pas vous quitter sans remercier Anissina; Archibalt; Azur; Bifane; Brazex; Canelle; Chantal; Chiendent; Clementina; Colo; Cortisone; Denise; Dominique; double je; Fifi; Flairjoy; JC; Jef; João; Kenza; Lali; Laurent; LautrejeLes Héphémères; Lôlà; Lynédice; Macile; Margotte; Mathilde; Michelle; Nina; Oth67; Pierre R. Chantelois; Puff; Santo; Sergio; Servanne; Sylvaine et Teo d’avoir laissé une trace de leur passage par le bleu et nuages de photos.

À la semaine prochaine, bande de veinards!…

Instants de lecture

Dimanche 19 juillet 2009

desir-de-femme-gal_19295.jpg

Désir de Femme – Leonor Luis
Artisho

Le désir

Je sais la vanité de tout désir profane.
A peine gardons-nous de tes amours défunts,
Femme, ce que la fleur qui sur ton sein se fane
Y laisse d’âme et de parfums.

Ils n’ont, les plus beaux bras, que des chaînes d’argile,
Indolentes autour du col le plus aimé;
Avant d’être rompu leur doux cercle fragile
Ne s’était pas même fermé.

Mélancolique nuit des chevelures sombres,
A quoi bon s’attarder dans ton enivrement,
Si, comme dans la mort, nul ne peut sous tes ombres
Se plonger éternellement?

Narines qui gonflez vos ailes de colombe,
Avec les longs dédains d’une belle fierté,
Pour la dernière fois, à l’odeur de la tombe,
Vous aurez déjà palpité.

Lèvres, vivantes fleurs, nobles roses sanglantes,
Vous épanouissant lorsque nous vous baisons,
Quelques feux de cristal en quelques nuits brûlantes
Sèchent vos brèves floraisons.

Où tend le vain effort de deux bouches unies?
Le plus long des baisers trompe notre dessein;
Et comment appuyer nos langueurs infinies
Sur la fragilité d’un sein?

Anatole France (1844 – 1924)

Instants de lecture

Dimanche 12 juillet 2009

estase-femme-extase-huile-46-x-61-cm.jpg

[Tableau: 'Extase' huile sur toile - Martine Quesnel]

L’extase

La nuit était venue, la lune émergeait de l’horizon, étalant
sur le pavé bleu du ciel sa robe couleur soufre. J’étais
assis près de ma bien-aimée, oh! bien près! Je serrais ses
mains, j’aspirais la tiède senteur de son cou, le souffle
enivrant de sa bouche, je me serrais contre son épaule,
j’avais envie de pleurer; l’extase me tenait palpitant,
éperdu, mon âme volait à tire d’aile sur la mer de l’infini.

Tout à coup elle se leva, dégagea sa main, disparut dans la
charmoie, et j’entendis comme un crépitement de pluie dans la feuillée.

Le rêve délicieux s’évanouit…; je retombais sur la terre,
sur l’ignoble terre. O mon Dieu! c’était donc vrai, elle,
la divine aimée, elle était, comme les autres, l’esclave de vulgaires besoins !

Joris-Karl Huysmans (1848-1907)

La gardienne du musée

Dimanche 5 juillet 2009

la-garedienne-du-musee-le-brise-glace.bmp

C’était une vraie rencontre, un coup de foudre en quelque sorte.

Cette grande pièce blanche, le sol en carrelages à grands damiers noirs et blancs lui rappelait la maison de sa grand-mère.

La petite fenêtre aux barreaux torsadés, laissait entrer les premières lueurs du jour.

La grande baignoire sur pieds représentait pour elle le sommet du luxe, toujours elle en avait rêvé sans oser l’espérer et voilà que dans cette petite ville de province, au rez de cette maison bourgeoise, dans ce minuscule appartement, elle découvrait, à porté de main, une salle de bain digne de la plus grande des grandes dames des romans qu’elle lisait.

Le reste de l’appartement lui importait peu, elle s’en accommoderait.

Elle commença par décrocher le petit miroir à 3 faces, suspendu par une chaînette au dessus du lavabo et le rangeât dans un tiroir. Fit un jupon de dentelle au tabouret, un rideau et un dessus de table assortis dans un rose à la fois doux et apaisant. Elle disposa joliment sa brosse au manche de nacre, sa collection d’échantillons de parfums, une boîte fleurie de lingettes en papier.

à suivre  le-brise-glace.jpg